Whores’ Glory est un documentaire sur la prostitution en Thaïlande, au Bangladesh et au Mexique, réalisé par l’Autrichien Michael Glawogger. Ce réalisateur s’était déjà fait connaître par deux autres films documentaires : Megacities et Workingman’s death qui parlent des laissés-pour-compte de la société dans les métropoles du monde, pour l’un, et des travailleurs aux métiers les plus indignes et dangereux sur notre planète, pour l’autre. Avec Whores’ Glory, Glawogger s’inscrit donc dans la lignée de ses précédents films et s’intéresse aux femmes qui gagnent leur vie avec le sexe. Ce qui est intéressant dans sa manière de filmer le quotidien de ces femmes, c’est son intérêt pour le détail, la routine et les superstitions de ces protagonistes, c’est-à-dire un intérêt pour ce qui les rend humaines, alors qu’elles sont souvent réifiées par leurs clients et doivent parfois supporter de leur part la violence et l’humiliation. Petit aperçu du film.
Le but du débat de l’Orient Express qui s’est tenu à la Maison de l’Union européenne le 26 mai était de discuter sur la question : « les Balkans commencent-ils à Vienne ? ». La réponse était un « oui » emphatique, tout en mentionnant les questions ayant trait à la relation entre Vienne et les pays des Balkans, l’histoire de leur relation et son effet sur les habitants de cette région.
Par Saana Tykkä et John Hodgshon. Traduit par Marie Krpata.
L’initiative citoyenne de l’UE et sa mise en œuvre ont fait l’objet d’une conférence au ministère des affaires étrangères les 6 et 7 mai. L’initiative en elle-même est un outil « bottom-up » ayant été mis en place par la Commission européenne pour avancer sur l’ordre du jour citoyen et pour inclure les citoyens dans le processus décisionnel de l’UE tout en permettant plus d’implication citoyenne dans l’ordre du jour de l’UE. Et si cette rengaine reprenant le jargon de l’UE sonne comme une exagération, il ne s’agit là que d’un échantillon de la manière dont se présentait en fait la conférence. Des signaux d’alarmes se sont mis à retentir dans ma tête lorsque dans la même phrase l’on pouvait entendre : « acteurs politiques », « ordre du jour » et « définition de contexte ». Et ma crainte était justifiée.
Aimer le cinéma et vivre
entre Vienne et Bratislava en ce début novembre est un vrai rêve. Le festival international
du film de Bratislava fait directement suite à la Viennale. Plusieurs des films attendus de la rentrée sont présentés
dans l’un et dans l’autre : Somewhere,
Des dieux et des hommes, Copie Cachée,
Machete, Another year.
Trois portraits de viennois, trois héros ordinaires :
un étudiant découvre le parcours de son grand-père pendant la guerre et agit ;
un enseignant explique la Shoah à des lycéens ; un artiste juif américain monte
son théâtre à Vienne, malgré les obstacles. En creux, le reflet politique d'un
pays aujourd'hui face à certaines échéances.
« Le beau Danube bleu » ; l’une des premières
références que l’on me fait lorsque j’évoque Vienne. Mon grand-père me chantait
cette chanson. « Il n’est même pas bleu » a-t-il dit lorsqu’il l’a vu
de ses propres yeux. « Quelle histoire alors. »
Ce jour-là, il était vert. Vert-gris. Comme souvent.
Impossible de les rater: les ballons géants
représentant les droits fondamentaux attiraient l'œil du visiteur égaré sur la
Schwarzenbergplatz. Pour la première fois à Vienne, la Journée de l'Europe a
été organisée conjointement par trois organisations: l'Agence de l'Union Européenne pour les droits fondamentaux (Fundamental Rights Agency - FRA), la bureau du Parlement
Européen en Autriche et la représentation de la Commission Européenne à Vienne.
Une occasion de placer la Journée de l'Europe sous le signe de la lutte pour les droits fondamentaux et d'informer et sensibiliser le public à ces droits.
Le nouveau volet de la série de conférences “Debating Europe" au Burgtheater de Vienne a été
l'occasion d'étaler des points de vue atlantistes sans fournir de vrai débat.
Le 18 Décembre 2009, le Bella Center - le plus grand centre de
conférences de Copenhague, à seulement 10 minutes en voiture de
l'aéroport de la capitale danoise - a finalement fermé ses portes. Les
discussions sur le réchauffement climatique venaient de s'achever et
les représentants des pays participant à la 15ème Conférence des
Parties (COP), connue sous l'appellation de “Conférence de
l'Organisation des Nations Unies sur les changements climatiques”, s'en
allaient.
Les visages déçus en disent plus long que la déclaration finale des
dirigeants mondiaux: les grands pollueurs, l'Europe, la Chine, l'Inde
et les Etats-Unis, ne sont pas parvenus à s'accorder sur une feuille de
route mondiale pour la réduction des gaz à effet de serre (GES), en
particulier de CO2 et de méthane. De toute évidence, les intérêts
nationaux ont pris le dessus. Toutefois, le Guardian souligne
également certains aspects positifs : alors qu'aucun engagement
contraignant de réduction des émissions n'a été pris, les représentants
nationaux se sont mis d'accord sur la création d'un fonds pour aider
les pays pauvres à s'adapter à la menace du changement climatique. Ce
fonds s'élèvera d'abord à 30 milliards de dollars par an, somme qui
atteindra 100 milliards de dollars en 2020.
Article
de Daniel Spichtinger Traduit
de l'allemand par Perrine Recours
Les médias nous informent pratiquement tous les jours sur des
habitudes alimentaires plus ou moins saines, telles que la croissance alarmante
de l'obésité en Europe, et les risques réels ou supposés dans le
secteur alimentaire. L'Union Européenne està
la fois le plus grand importateur et exportateur de
nourriture au monde et le commerce mondial des produits alimentaires a
des conséquences
très concrètes pour nous tous. Le lait contaminé en Chine peut
avoir des répercussions sur la qualité des biscuits vendus aux
Pays-Bas. Aussi devrions-nous prendre en compte l'impact
environnemental du transport des
aliments sur de longues distances. Lesorganisations pro-environnementales, quant à elles, nous incitent à
acheter des produits locaux. Ces problèmes ont conduit dans certains pays à une
méfiance accrue envers les denrées alimentaires.
Auteur: Mélanie Sueur Edition: Jane Mery, Cafebabel.com
Ils sont jusqu’à 12 % dans certaines villes universitaires frontalières : les étudiants allemands tentent d’échapper au numerus clausus et s’inscrivent en médecine ou en psycho chez leurs voisins autrichiens. Une même langue, et des frais de scolarité récemment supprimés. Zoom sur ce phénomène migratoire.
Pas de panique (ni d’euphorie), les institutions européennes ne quittent pas Bruxelles. L’Autriche vient seulement d’inaugurer sa nouvelle maison de l’Union européenne, où ont élu domicile les représentations de la Commission européenne et du Parlement européen.
Découvrir l'Europe dans la vie quotidienne: ce thème a fait l'objet d'un concours de photographie de février à juin 2009. Une membre de Babel Wien, Verena, a réussi à se hisser à la 2ème place.
Par Perrine Recours
Qui n'a pas entendu parler de ces fameux bals où se retrouve la haute société viennoise? Bal de l'Opéra, bal de la Rudolfina Redoute, bal de l'Empereur, le choix est large pour danser la valse sur le « beau Danube bleu ». Une facette de Vienne reste toutefois méconnue : les bals alternatifs, qui par leur excentricité font un pied de nez à la tradition.
Faire découvrir un « allié inconnu » de la Première Guerre mondiale, tel est l’objectif de l’exposition qui vient d’ouvrir au musée d’histoire militaire de Vienne, et qui sera accessible au public jusqu’au 21 février 2010. L’exposition temporaire met en lumière le rôle de la Bulgarie en tant qu’allié méconnu des puissances centrales – l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Empire ottoman. Une exposition diversifiée et enrichissante, malgré un manque d’explications qui peut laisser le visiteur sur sa faim.
Pilote de rallye, héritier du trône, pirate multirécidiviste, fille de président... Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les candidats aux élections européennes ne sont pas tous issus du même moule. Un petit aperçu de quelques personnalités atypiques dont la candidature a pimenté les élections européennes et a pu susciter la surprise ou la polémique, avec plus ou moins de succès.
Article de Daniel Spichtinger Traduction de Perrine Recours
En Autriche comme à l’étranger, le Tyrol est connu comme une région montagneuse où l’on vient faire du tourisme et pratiquer des sports d’hiver. Et de temps à autre, dans la lointaine Vienne et dans la Bruxelles encore plus lointaine, on entend des Tyroliens se plaindre du trafic routier.
Comment mène-t-on une campagne pour les élections européennes dans l’ouest de l’Autriche ?
Babel Wien a rencontré le député européen tyrolien Richard Seeber (ÖVP / Parti du Peuple, de droite) et l’a interrogé sur la campagne électorale, la stratégie du parti ÖVP ainsi que sur son expérience en tant que député européen.